Mon travail commence là où toute l’histoire des images s’effondre. Aujourd’hui plus que jamais, les représentations visuelles sont omniprésentes, mais elles ont perdu leur fiabilité. Plus une image paraît réelle, moins nous lui faisons confiance.

Je suis attirée par ce qui ne peut être facilement produit ou imité : des états d’être – tension, solitude, transformation, rupture, devenir. Ils déclenchent une reconnaissance à un niveau subconscient, où le ressenti précède l’interprétation.

À la fois intimes et impersonnels, ces états naissent de la tension entre un langage visuel contemporain structuré comme un code et des couches plus profondes de mémoire collective et d’expérience située.